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Les maisons des maîtres des estacades
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Des billots à contrôler...

Chaque printemps, les grandes eaux charriaient, de tous les coins du Saint-Maurice, ces troncs monstrueux qui venaient s'entasser dans les estacades de Shawinigan.

Avec eux, arrivaient les draveurs qui établissaient leurs campements sur les îles ou aux abords de la résidence du maître des estacades.

Durant tout l'été, ils s'employaient à diriger les énormes billots vers l'entrée de la glissoire. Aux environs de 1870, on estime qu'il passait une moyenne de 600 milles billots de pins et d'épinettes par année à Shawinigan.

Vers 1890, cependant, le nombre en était tombé à 350 milles. Les forêts les plus accessibles avaient été dépouillées de leurs pins, et de leurs épinettes, et les autres essences n'intéressaient pas les concessionnaires.

Shawinigan restait cependant sans population stable. Dès que les ouvriers préposés à l'entretien et à la réparation des estacades, et dès que les draveurs avaient terminé leur tâche, la solitude se rétablissait.

Il ne demeurait à Shawinigan que le gardien ou maître d'estacades, qui résidait à la tête des chutes. Sa maison s'y dressait solitaire auprès d'une grande croix plantée par François Rousseau, qui fut l'un des premiers, sinon le premier maître d'estacades.

Son fils Arthur lui succéda. Vers la fin du siècle, Narcisse Lymburner avait hérité de la situation des Rousseau. Ce furent là les premiers résidents de Shawinigan.

Normalement, le colon aurait dû suivre l'ouverture du chemin, et le passage du bûcheron. En 1856, le commissaire des Terres, Cauchon, écrivait: "L'expérience reste à prouver qu'un bon sol ne manque pas de défricheurs lorsqu'un chemin en a rendu l'accès possible."

Il écrivait encore: "La colonisation vient après l'entreprise commerciale, ou, en d'autre terme, le cultivateur suit la voie tracée par le commerçant de bois." Malheureusement, Shawinigan se présentait au colon avec un aspect peu engageant: le sol y était trop accidenté, trop pauvre.

Aussi la forêt continuait-elle à régner en maîtresse sur son site, alors que les environs se peuplaient rapidement. à Saint-Boniface, les premiers arbres avaient été coupés en 1850. Toutes les terres en avaient été rapidement concédées, si bien qu'en 1887, la population atteignait 1800 âmes.






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